Il serait aussi impensable d’oublier de parler de Fanny, ou plutôt de « faire Fanny », si vous souhaitez un jour frapper le fer - bien que l’ignorance de cet usage amuserait beaucoup vos adversaires.
L’histoire est très controversée, ou plutôt : chacun a sa version. Prenons celle qui nous vient de Lyon, car tout de même la Pétanque s’inspire du jeu provençal (La Longue), héritier du sportboules, alias la Boule Lyonnaise. Cette anecdote se situe vers 1870. Fanny, une jeune fille Lyonnaise, aimait - au grand désespoir de ses parents - regarder les joueurs de boules se disputer les points sur le terrain du Clos Jouve. Elle les admirait et eux-mêmes en retour se réjouissaient de voir leur Fanny venir les encourager. La jeune femme, désolée par la tristesse du perdant, l’entrainait pour le consoler à l’abri des regards et soulevait ses jupes afin de lui montrer ses fesses. Un lot de consolation !
Revenons tout de même aux origines des jeux de boules, et surtout de la Pétanque.
C’est à La Ciotat que la première partie de Pétanque eut lieu, en 1907. Tout part d’une autre histoire, en rapport avec le jeu provençal - une histoire de lien social et surtout d’amitié. Un certain Jules Lenoir, souffrant de rhumatismes, ne pouvait plus pratiquer La Longue (ou jeu provençal). Les règles étaient très strictes sur le nombre de pas ou sauts à faire avant de tirer - perché sur un seul pied, cela exigeait un sens de l’équilibre athlétique.
C’est ainsi que ce monsieur, heureux de retrouver ses amis pour une partie, se vit obligé de jouer seul à l’ombre d’un vieux chêne, ballotté par les onomatopées de ses camarades disputant un tournoi.
Ernest Pitiot, son ami de toujours, trouva cette situation incongrue et s'aperçut que jouer les « pieds tanqués » - pèd tanco en provençal, c’est-à-dire pieds joints - ne gâchait rien à la compétition, ni à la dextérité. Et c’est ainsi que pour la première fois, en 1910, le mot Pétanque retentit.